A Brief History of IMCS-Pax Romana

1887-1921: Prélude : l’Union Internationale des Etudiants Catholiques

« Si les catholiques n’ont pas été les premiers à fonder une organisation de représentation internationale d’étudiants, il semble au moins qu’ils aient été les premiers à en avoir l’idée ». En 1887, le baron George de Montenach de Fribourg, en Suisse, président de l’Association des étudiants suisses a proposé lors de leur assemblée générale l’idée de créer une « Union internationale des étudiants catholiques ». Le 23 août 1887, l’idée de Montenach fut acceptée par la Fraternité et approuvée par le Pape Léon XIII. L’évêque du diocèse, le futur cardinal Mermillod, a conduit les discussions du comité provisoire. Georges de Montenach a été choisi comme président de l’organisation et a voyagé à travers l’Europe pour visiter les organisations étudiantes existantes et pour aider à en créer de nouvelles. 

Grâce aux efforts de Montenach et d’autres dirigeants, plus de 7 000 étudiants se sont rendus à Rome en 1891 pour un pèlerinage. Dans le cadre de cet événement, 1 700 d’entre eux ont assisté à l’assemblée de l’organisation et 300 d’entre eux ont travaillé à la rédaction des statuts, avec Fribourg comme siège. « Malheureusement, la complication politique a rapidement porté un coup mortel à cette jeune organisation de représentation. Et finalement très peu de choses sont restées de ce Congrès. Différents efforts, notamment en 1893, 1900 et 1917, pour redonner vie à l’organisation, ont été vains. »

Cette organisation joue un rôle important car elle est étroitement liée à ce que l’on appelle l’Union de Fribourg. L’Union de Fribourg, composée d’intellectuels laïcs, se réunissait chaque octobre de 1885 à 1891 pour étudier les problèmes contemporains qui avaient émergé dû à la division de classes, l’émergence de la classe ouvrière industrielle et les autres problèmes sociaux émergeant à l’ère de l’industrialisation. En raison de ce travail, l’Union de Fribourg a été chargée d’être un « groupe de réflexion » pour aider le pape Léon XIII à rédiger le document fondateur historique de l’enseignement social catholique moderne, le Rerum Novarum. 

Bien que l’Union internationale des étudiants catholiques a fait long feu, sa vision se poursuivra avec les groupes nationaux, en particulier la Swiss Students’ Society, la Federazione Universitaria Cattolica Italiana (FUCI) et les différentes associations étudiantes allemandes.  

1921 : Fondation de « Pax Romana » La Confédération internationale des étudiants catholiques

En 1920, Georges de Montenach a été choisi comme président de la toute nouvelle International Catholic Study Union, (précurseur du MIIC). Dans cet esprit, les étudiants suisses ont de nouveau été inspirés à re-créer leur propre union internationale. Cette volonté a été renforcée par l’urgence de la réconciliation dans un monde récemment déchiré par la Première Guerre mondiale. 

En 1920, la Swiss Students’ Society chargea son président et secrétaire, Max Gressly et le père Tschuor, de renforcer les contacts avec d’autres groupes d’étudiants, en particulier ceux des Pays-Bas et d’Espagne. Le Dr. Gerard Brom, Secrétaire général des associations d’étudiants catholiques des Pays-Bas a répondu rapidement à cet effort et une coalition d’étudiants des trois pays neutres pendant la guerre (Suisse, Hollande et Espagne) a été créée. 

Lors d’une rencontre entre Max Gressly et le Dr Brom au début de 1921, il fut décidé de réunir les différentes associations d’étudiants en juillet. M. Gressly a demandé l’approbation du Vatican pour cet effort et le 5 juin 1921, le cardinal Pietro Gasparri a donné l’approbation du Vatican. Avec cette approbation, un comité d’organisation a été mis en place avec des représentants d’étudiants de Suisse, d’Espagne et de Hollande.  

Le 19 juillet 1921, ces efforts se sont concrétisés lorsque des étudiants leaders originaires de vingt-trois pays de toute l’Europe déchirée par la guerre, des États-Unis, de l’Argentine et de Java (Indonésie) se sont réunis à Fribourg, en Suisse, pour le premier Congrès de la Pax Romana. Le thème de la paix était au centre de cette rencontre, les étudiants voulant apporter la réconciliation dans un monde déchiré par la guerre. 

La plupart des étudiants au Congrès se sont battus pendant la Première Guerre mondiale ou connaissaient des gens qui l’avaient fait et, par conséquent, ils étaient divisés au début du Congrès. A la fin du Congrès, cependant, les participants s’embrassaient, allemands, français, italiens, américains, suisses, etc. C’est dans cet esprit que le Congrès a décidé de créer un secrétariat international sous le nom de « Pax Romana » avec l’idée que les étudiants pourraient travailler pour construire la paix dans le monde sous la devise « Pax Christi in Regno Christi ». 

Lors du premier Congrès, Max Gressly a été élu premier président de la Pax Romana avec l’abbé Johannes Tschuor comme secrétaire général. 

En août 1921, peu de temps après le premier Congrès, une semaine d’étude a eu lieu à Ravenne, en Italie. Lors de cette réunion, le bienheureux Pier Giorgio Frassati, membre actif de la Fédération italienne FUCI, a sensibilisé le mouvement aux problèmes du chômage et du travail.   

Fribourg fut le site du Deuxième Congrès, en août 1922, où les délégués (dont un du Japon) manifestèrent le même désir de solidarité et approfondirent la vision de ce nouveau mouvement mondial. Ils ont décidé de créer des foyers universitaires et de lancer la publication d’un bulletin d’informations. 

En 1925, Pax Romana a été définie comme « une confédération catholique d’étudiants du monde entier » ayant pour « objectif d’inclure et de représenter toutes les formes légitimes d’organisations catholiques dans le monde universitaire et de servir d’instrument de coordination pour toutes leurs activités, tout en laissant à chaque organisation une totale liberté de se développer selon leur propre esprit et leurs méthodes, en accord avec leurs objectifs. 

Au cours des vingt premières années, l’abbé Joseph Gremaud de Suisse jouera un rôle important en soutenant le travail du mouvement en tant que deuxième président de la Pax Romana (1923-1924), deuxième secrétaire général (1925-1946) et plus tard le premier Aumônier international du MIEC (1947-1953).

Plaidoyer à l’échelle mondiale

Dès le début, Pax Romana a travaillé en étroite collaboration avec d’autres organisations internationales. Etant donné que de nombreux objectifs de Pax Romana étaient similaires à ceux de la Société des Nations, Pax Romana a été invitée à participer de manière spéciale et a pu contribuer aux réunions de la Ligue. 

En 1927, Pax Romana et l’organisation des femmes catholiques ont invité les présidents des principales organisations internationales catholiques (laïques) travaillant à la Ligue à discuter de problèmes communs. Lors de cette réunion, la Conférence des organisations (leurs présidents) internationales catholiques (OIC) a été créée. 

2e guerre mondiale

Alors que les tensions en Europe commençaient à monter, Pax Romana a été exhortée par le pape à s’implanter en Amérique du Nord. En 1938, Pax Romana élit son premier président non européen, Edward Kirchner des États-Unis et en septembre 1939, Pax Romana tint son Congrès mondial à l’Université Fordham de New York et à l’Université catholique de Washington, DC.

Alors que la réunion était en cours, l’Allemagne envahit la Pologne, déclenchant ainsi la Seconde Guerre mondiale. En réponse à la nouvelle, les membres du Congrès, qui comprenaient des étudiants de Pologne, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Chine, d’Inde et des États-Unis, se sont réunis en prière devant le Saint Sacrement au Sanctuaire national de l’Immaculée Conception à Washington. À cause de la guerre, le départ du navire affrété pour les délégués européens a été annulé et des centaines d’étudiants se sont retrouvés bloqués aux États-Unis. Après plusieurs semaines, de nombreux étudiants ont pu trouver des moyens de rentrer chez eux, mais certains ont choisi de rester et de soutenir le travail du mouvement aux les Amériques.

Pendant la guerre, Pax Romana a ouvert un bureau temporaire à Washington, DC. Sous la direction d’Ed Kirchner et avec l’aide du père jésuite John Courtney Murry, le bureau a aidé à renforcer les fédérations dans les Amériques et a aidé à coordonner certains efforts de secours de guerre. Pendant la guerre, Rudi Salat (Allemagne), l’un des responsables bloqués aux États-Unis, après le Congrès, a joué un rôle important dans la promotion et l’organisation du mouvement en Amérique latine.

Relief Efforts

During and after the War, Pax Romana continued the important work of relief efforts to students who were negatively affected by the conflict. In this effort, Pax Romana and the World Student Christian Federation created a joint student Entr’aide program, which eventually grew into the World University Service. During the war, both the Washington and Fribourg secretariats would take leadership roles in these efforts.

As part of this program, Pax Romana was asked by the Swiss Catholic Mission to coordinate a book service. By the end of June 1946, 600,000 books in 15,000 parcels and 250 cases had been sent to student prisoners. The Vatican and the US National Catholic Welfare Conference funded these efforts.  

Pax Romana also helped create the European Fund for Aid to Students, which became in August 1943 the World Fund for Aid to Students. This fund was run by a committee which had Fr. Gre­maud (Pax Romana Secretary General) as Vice-President from the start. André Florinetti, the future President of Pax Romana, also became a member in 1942. This service came to the help of students who were prisoners of war and refugees. The com­mittee of this fund carried out its work until the end of 1949. After the end of hostilities, the efforts focused on helping students suffering from tuberculosis at Leysin, maintenance of rest centers at Combloux (France), Rocca di Papa (Italy), and Ashton Hayes (Great Britain). The Committee also helped in the opening of university hostels in China and India, and the sending of books, pharmaceutical products and laboratory equipment into these countries.

 
Post War

After the War, the full time work of the secretariat moved back to Fribourg and Pax Romana again brought together students from warring countries together based in the common identity of being a Catholic student. In this post war period, Pax Romana focused on:

strengthening and developing new national Catholic student federations, in Latin America, Africa and Asia,
setting up a series of important services for students (including scholarship funds for African and Asian students to attend universities in Europe),
helping in the resettling and relief efforts of refuges after the War,
organizing students together in “specialized secretariats” based in their fields of study (Medicine (1932), Press (1932), Law (1934), Comparative Literature (1935), etc) and
setting up a series of important services for students (including scholarship funds for African and Asian students to attend universities in Europe)

Many of these efforts would result in the foundation of autonomous organizations and services.

 
1946-2006: Collaboration with IYCS 

At the 25th World Congress of Pax Romana in September of 1946, in Fribourg, the International Young Catholic (Christian) Students (IYCS) was founded. Although YCS groups, inspired by the Catholic Action methodology of the Belgium priest (later Cardinal) Joseph Cardijn had existed for many years, there was no formal international coordination. As a number of those groups had links with Pax Romana, the movement invited these groups to organize a program in conjunction with the Congress. Since then, IYCS and Pax Romana have had a close and dynamic working relationship.

1947: The division of Pax Romana into students and intellectuals

 

At the 26th World Congress of Pax Romana in 1947, Pax Romana officially divided itself into two autonomous branches, the International Movement of Catholic Students (IMCS) and the International Catholic Movement for Intellectual and Cultural Affairs (ICMICA). The two branches would, however, continue to work together and share a common secretariat until 1977. 

1946-1949: Founding of the UN

In 1949, Pax Romana (ICMICA-IMCS) was one of the first Non Governmental Organizations (NGOs) granted Special Consultative Status with the United Nations Economic and Social Council. Since then Pax Romana has played a key role in the United Nations and UNESCO taking leadership roles in areas of: human rights, conscientious objection, social development, sustainable development, youth, education, religious freedom, women’s rights, and disarmament.

1950: Holy Year

During the Holy Jubilee Year of 1950, IMCS Pax Romana helped organize a pilgrimage to Rome for five thousand graduates and undergraduates.

1950s and 1960s: Ecumenical and Inter religious Dialogue

IMCS would play an important role in the development of Ecumenical and Inter-religious dialogue. Following the World War II, IMCS developed strong relationships with the World Student Christian Federation (WSCF). Some of the IMCS

Inter-Federal Assemblies (IFAs) were held in conjunction with the WSCF and for a number of years in the 1960s, the North American Secretariat was a joint office of WSCF, IMCS and ICMICA.

In 1959, IMCS and ICMICA held a historic meeting in Manila under the auspices of UNESCO on “The present impact of the Great Religious on the lives of Men in the Orient and Occident.” This was attended by Hindus, Buddhists, Shintoists, Muslims, Jews, Orthodox, Protestants, and Catholics. This meeting was one of the first formal meetings sponsored by Catholics and with the approval the Vatican, that brother together so many different religious leaders.  

1940s-1990s: Regionalization

Based in the principal of subsidiary, IMCS has sought to develop regional secretariats to better help coordinate the national movements at the regional level. During World War II, the IMCS federations in Latin America set up a regional secretariat in 1941 and in 1952, it created 3 sub secretariats. In December of 1953, a formation seminar was organized for Asian students in Madras (India). In 1954, the IMCS groups in Asia began to meet as a region within the context of the global meetings. In 1957, the first African Seminar was organized in Ghana.

With these events the movements outside Europe have grown. Presently there are IMCS regional secretariats or coordinations in Asia

Pacific, Pan Africa and North America. In Europe, the Middle East, and Latin America IMCS has developed close relationships with the IYCS and have created joint secretariats/coordinations. These Secretariats have developed many important publications and have organized important and significant events at the regional levels.

1962-1965: Second Vatican Council

During the Second Vatican Council, IMCS, and IMCS friends played important roles. Pax Romana ICMICA Secretary General Ramon Sugranyes de Franch was chosen as one of the 12 Lay Auditors of the Council. Australian Rosemary Goldie who was a former member of the international secretariat (and founder of IMCS in Australia), was very active as one of the few lay women to be involved in the Council and she would later become the first lay woman to work in the Roman curia. Former IMCS chaplain, John Courtney Murray, SJ, assisted by former IMCS president Ed Kirchner, played a key role in the writing of the Declaration of Religious Freedom.

Before the Council, IMCS and IMCS federations were already “reading the signs of the times” and responding to them. The documents of the Council only deepened IMCS’ commitment to social justice, living the “Gospel in the modern world,” inter-religious and ecumenical dialogue, and the important role of the laity in the Church.  

In 1963, during the Council, the Church elected Giovanni Battista Montini as Pope Paul VI. This was a great milestone for IMCS-Pax Romana, as Montini had served as national chaplain for FUCI (IMCS Italy) in the 1920s. As chaplain, Montini had participated in several IMCS Pax Romana activities and later as Secretary of State, Montini kept close relations with Pax Romana.

1968: Student Revolution

European and American IMCS federations were greatly impacted by the May 1968 Revolution at the University of Pars and the anti-Vietnam War movements. Many students were empowered by these events, but sadly some of the national movements experienced a sharp decline.

 

1960s and 1970s: Liberation Theology

In the 1960s and 1970s, IMCS, inspired by the Vatican Council, regional bishops meetings, the major social encyclicals and the experiences of its members, focused its attention on the poor and the marginalized.

At this time, IMCS in Latin America was growing closer to IYCS. A number of IMCS federations were in fact YCS groups in the university and were double affiliated to both. In Latin America, the two movements worked very closely and took leading roles in Liberation Theology. Former IMCS member and Chaplain of IMCS Peru (UNEC), Fr. Gustavo Gutierrez, OP would have a significant impact on IMCS, the Church, and the world (especially Latin America) with the writing of “A Theology of Liberation” (1971). This foundational text of Liberation Theology references IMCS, IMCS national movements and members several times.

A significant moment in IMCS occurred in the 1971 IFA in Fribourg. While celebrating IMCS’ 50th anniversary, this 27th IFA focused on “Liberation – How?” This IFA changed the methods in which IMCS held international meetings. Instead of hearing from eminent personalities and then having student workshops, the 1971 IFA began with the student experience and held study sessions in methods drawing from the Catholic Action methods.

The next IMCS IFA would take place in Lima in August of 1975 with 80 delegates coming from 32 national federations. This IFA used the same methodology as in 1971 and focused on the theme “Christian Commitment in a world in crisis.” This meeting reexamined the role and life of IMCS and committed itself to the preferential option for the poor.   

IMCS would also impact Liberation Theology in the Asian context with Tissa Balasuriya, O.M.I of Sri Lanka serving as an active chaplain to IMCS at the local and regional level.

1970s-Today: IMCS and IYCS

In the 1970s, IMCS would grow closer to IYCS. This would be both enriching and changeling at the same time. IMCS and IYCS would establish joint regions in Latin America, Europe and the Middle East. In 1978, IMCS held it’s IFA in conjunction with IYCS’ World Council (WC) in Valladolid, Spain. There the two movements examined their relationship, taking into consideration their commonalities and differences. As part of this event, the two adopted the IMCS-IYCS Common Pastoral Project for common work in the universities.

As part of this new relationship, the IMCS International Secretariat would leave its long time home in Fribourg, and its common office with ICMICA to share space in Paris with IYCS.

IMCS and IYCS would continue to use this model of common study sessions and separate IFAs and WCs until 1991. At the IFA and WC in 1991 in Hong Kong IMCS decided to replace the IFA with an International Committee. IYCS decided to use the International Committee (IC) as its alternate to the World Council.  

In 1995, IMCS and IYCS organized the first International Committees (IC) in Yamoussoukro, Ivory Coast. As with the previous system, the ICs would have common study sessions and separate statutory sessions.

In August of 1999, IMCS and IYCS held the second ICs and adopted a Protocol of Collaboration between IYCS and IMCS. In August of 2003, IMCS and IYCS held the third ICs in Barcelona with the theme of “Students Ready for Change.”

Other Important Moments
There are other very important moments in the history of IMCS that are not detailed here, including the publications of IMCS, the role of IMCS in the Vatican (including the World Youth Days), and the work of IMCS at the United Nations